Magical Maiden:Life Of Tsukichi - Sacrifice

Publié le par Fanofshoujo

Trois semaines étaient passées depuis l'arrivée des étrangers et du père Abril au village de Kiame. Pendant ces trois semaines, Tsukichi n'avait rencontré aucun Foe dans les environs du village. Et cela l'avait fortement intriguée. Comme si l'arrivée soudaine de ce que les étrangers appellent un prêtre avait immédiatement repoussé les attaques. En un sens, peut-être était-ce lié au fait qu'il prétendait capable de chasser les démons et les esprits. Quand il disait ça.. avait-il parler des Foes ? Techniquement, il était impossible qu'un étranger ne soit au courant des activités des Magis. Alors... Pourquoi ?
Elle méditait sur tout cela quand on se présenta à sa porte. Il étai tard, Tsukichi avait travaillé toute la journée aux champs. Elle alla jusqu'à sa porte et s'y présenta, tombant sur Leiji, qui se proposa d'entrer. Tsukichi accepta et prépara une fois de plus le thé avant d'arriver devant le jeune homme, qui semblait épuisé. La Magi servit le précieux liquide chaud dans les tasses avant de s'agenouiller. L'homme entama la conversation.
''Tu... N'es pas à l'église avec les autres ?
- Toi non plus.
- Je n'avais pas envie d'y aller ce soir...
- Presque tout le village s'est tourné vers les paroles de cet homme. Le temple n'a plus une seule visite. Les offrandes baissent, mais cet endroit que tu as construit... Il est rapidement devenu le plus prospère de tout le village.
- J'aurais presque des regrets.
- Ce n'est pas les regrets qui te feront avancer.
- Toi, tu n'as jamais eu de regrets ?'' Tsukichi marqua un silence durant lequel elle regarda son reflet dans le thé.
- Un seul.
- Lequel ?
- Voir mon village se faire manipuler par cet homme et ne rien faire.''
Elle but son thé, muette face au mutisme de Leiji.

L'homme s'en alla quelques instants plus tard, sans même avoir finis son thé. La Magi lui demanda d'être prudent sur le retour, car la nuit était bien installée. La seule réponse qu'elle reçut fut un hochement de tête affirmatif et la certification de se revoir plus tard. Restée sur le palier de sa porte, Tsukichi regarda la lune. Cela valait-il la peine de sortir cette nuit, sans aucune attaque de Foes ? Peut-être que depuis plus de vingt ans, sa nuit de ce soir allait être une nuit de repos. Elle fit volte-face et se dirigea vers l'intérieur de sa maison. Un peu plus tard dans la nuit, une silhouette gracile s'envola dans les cieux, sous couvert de l'obscurité.

Le lendemain, quand Tsukichi allait aux champs, elle ne croisa non pas les trois femmes qu'elle croisait d'habitude, mais un étranger en tenue traditionnel qui semblait déjà s'être adapté aux coutumes locales. Il échangeait des propos très correct avec des enfants qui partirent en riant, un fruit chacun dans la main. Tsukichi regarda le spectacle quelques instants avant de s'en aller. Mais elle se retrouva apostropher par l'étranger.
''Mademoiselle, excusez moi !'' Elle se retourna vers l'homme et le salua.
- Que puis-je faire pour vous ?
- En fait, je suis ici en mission culturelle. Voyez-vous, j'écris des pages sur votre pays et sa culture. Et aujourd'hui, j'aimerais aborder le travail exemplaire que réalisent les femmes japonaises aux champs pendant que leurs maris sont à la guerre. Est-ce que... Est-ce que vous accepteriez que je vous observe dans votre travail et que vous répondiez éventuellement à quelques questions à la fin de la journée ?
- Pourquoi moi ?
- Eh bien... Toutes les autres femmes du village sont à l'église ou en retard. Vous êtes la seule qui allez travailler tous les matins à la même heure et vous êtes la seule qui partez tous les soirs à la même heure. Ce sont ces enfants qui me l'on dit.
- Vous n'allez pas avec vos semblables ?
- Non, moi je fais partie des rares personnes de mon pays à ne pas prier Dieu.
- Puis-je savoir pourquoi ?
- Parce que je pense que l'Homme seul est unique maître de son destin.'' Tsukichi marqua une pause devant cet étranger hors du commun. Elle reprit son chemin. ''Il y a un rocher à l'entrée du champ où s'assoient les enfants à l'accoutumé. Vous pourrez vous y installer.
- Merci beaucoup ! Je vous suis grandement reconnaissant.''
Tsukichi se retrouva accompagnée par cet étrange étranger jusque dans les rizières où elle réalisa son travail habituel, sous couvert du regard de l'homme. Elle l'ignorait presque, mais de temps en temps, un regard discret lui montrait qu'il écrivait sur un imposant tas de parchemin, qu'il griffonnait quelque chose ou qu'il observait les environs, semblant prendre des mesures. Elle l'entendit échanger quelques propos avec les passants du village, et d'autres avec les étrangers qui se demandaient bien ce qu'il faisait là. Elle ne l'avait pas comprit, mais elle l'avait deviné à leurs regards et leurs expressions.

Finalement, le soir tomba et elle quitta les champs à l'heure habituelle. Quand les femmes lui demanda si elle allait à l'église avec elles, elle répondit simplement que non. Puis elle s'éloigna, ignorant les ragots qui déjà pleuvaient dans son dos. L'étranger la rejoignit peu de temps après chez elle et elle l’accueillit comme la tradition et la bienséance le demandaient. Elle lui servit le thé, qu'il découvrit, différent de ses thés occidentaux. La Magi en profita pour découvrir la culture d'au-delà des mers, qui était bien différente de la sienne. Là-bas, on ne se battait pas pour l'honneur ou pour son clan, mais pour son pays et l'argent. Là-bas, on portait des vêtements qui n'étaient pas aussi léger et restrictif que les kimonos. Là-bas, on ne mangeait pas du riz et du poisson cru, mais du pain pour les plus pauvres et de la viande pour les plus riches. Les différences entre son pays et le sien n'étaient pas seulement sur le plan moral et physique, elles l'étaient aussi sur le plan éthique. Le seul point commun : là-bas, on craignait aussi les démons et les esprits. Mais là où le pays de cet étranger se réfugiait dans les églises et les prières, le pays de Tsukichi avait son armée secrète : les Magis. C'est au détour de la conversation sur ces démons que l'étranger voulut échanger quelques propos avec elle.
- ''Vous savez... Une rumeur commence à courir sur vous dans la village.
- Une rumeur ?
- Les gens de mon peuple, et de plus en plus de gens de votre village, pensent que vous êtes une sorcière ?
- Une sorcière ? Vraiment ? Vous ne craignez pas que je vous enferme pour m'emparer de votre âme ?
- Non. Je ne crois pas aux sorcières.
- Vous ne croyez pas en Dieu, vous ne croyez pas aux sorcières. Y'a-t-il une chose en laquelle vous croyez ?
- Je crois... Au destin et à l'Homme.''
Tsukichi n'arrivait décidément pas à cerner ce personnage. Elle irait même presque finir par croire qu'il était une Foe parfaitement camouflé. Ce dernier se leva.
''Connaissez-vous les constellations ?
- Certaines.
- Suivez moi.''
Tsukichi, étonnée, accompagna l'étranger jusque dehors. Le ciel était dans des conditions optimales, d'après ses propos. Elle le regarda sortir des parchemins qu'il éclairait à la lumière de la lune et d'une petite lanterne jaillit d'un sac. Puis, il la regarda.
''Serait-ce indiscret de connaître votre date de naissance et votre âge ?
- J'ai vingt ans. Je suis née le vingt-quatrième jour du deuxième mois de l'été.
- Ce qui nous fait donc le 24 Août 1529. Attendez un peu...'' Bien évidemment, cette date de naissance avait été donné parfaitement au hasard. L'homme réalisa quelques calculs avant de parler. ''J'ai écris un livre sur les observations que j'ai pût faire des étoiles. Selon moi, nous naissons tous sous une étoile ou une constellation qui trace notre destinée et nous protège. Par rapport à votre date de naissance, vous seriez née sous la protection d'Antarés, l'étoile majeur au centre de la constellation du Scorption.
- Antarés...'' Tsukichi regarda le ciel, penseuse. Puis elle revint sur l'étranger. ''Puis-je connaître l'étoile de ma mère ?
- Bien sûr, quand est-elle née ?
- Il y a quarante ans, le treizième jours du premier mois de l'hiver.'' C'était là sa date de naissance véritable.
- En 1509, le 13 Décembre donc...'' Il défila dans ses papiers et se mit à sourire. ''Votre mère a extrêmement de chance. Nous aussi d'ailleurs, nous pouvons l'observer de là.'' Il désigna le ciel à la recherche de trois étoiles parfaitement alignées. ''Votre mère est née le jour où Orion, la plus belle constellation de l'hiver, est à son plus visible. Regardez, la voilà...''
Tsukichi et l'homme regardèrent ensemble la constellation que formait Orion. C'était donc sous cette étoile et cette constellation protectrice qu'était née Tsukichi. Pour la première fois depuis sa vie, elle se sentait sereine. Devant sa protectrice, la Magi ne se sentait pas seule. L'homme à ses côtés y était-il pour quelque chose. Elle porta un regard sur celui-ci, le dévisageant. Lui aussi, s'était mis à sourire. Elle marqua un silence avant de regarder à nouveau le ciel.

Cette nuit là, la lune avait disparue.

Quelques jours s'étaient écroulés depuis cette rencontre et cette soirée sous les étoiles. Tsukichi avait, pour une raison qui lui était totalement inconnu, retrouvée une forme de sourire. Elle était désormais la dernière à ne pas aller à l'église. Et quand elle sortait de chez elle chaque matin pour aller aux champs, deux étrangers l'observaient. Ils avaient beau essayer d'être discret, ils ne pouvaient échapper aux sens ultra-attentifs que la Magi avait gagné au fur-et-à mesure de sa vie de combat contre les Foes. Foes qui ne se manifestaient plus du tout. Sa carrière de Magi était au plus bas, mais sa vie d'humaine était au mieux. Désormais elle était souvent accompagné par cet étranger (qui se présentait sous le nom d'Alvaro Berto) qui continuait ses écrits sur le peuple japonais et sa culture. Il lui arrivait de prendre le thé à quelques occasions. Un soir, c'est Leiji qui se présenta à sa porte plutôt qu'Alvaro. Tsukichi l’accueillit toujours comme il se devait et lui servit le thé.
''Cela me fait plaisir de te voir souriante Tsukichi. Il y avait longtemps que je ne t'avais pas vu ainsi.
- Je sais. J'avais oublié cette sensation que prodiguait un tel état d'esprit.
- Cependant, je ne pense pas que cela soit du goût de tout le monde.
- Hein ?'' Tsukichi se tourna vers Leiji qui prit un air grave.
- Tsukichi, il faut que tu viennes à l'église.'' La Magi effaça immédiatement son sourire et se concentra dans la préparation de son thé.
- Je t'ai déjà dis que je ne viendrais pas. Je ne crois pas en ce Dieu.
- Tu te rend compte de ce que tu dis Tsukichi ?
- Parfaitement. Je me rend compte que je reste moi-même. Que je ne me laisse pas berner par des propos incohérents. Pourquoi devrions-nous renoncer à ce que nous sommes, à nos propres Dieux, pour suivre les paroles d'un homme qui n'a aucune preuve de ce qu'il avance ?
- Mais écoute toi !'' Leiji se releva d'un seul coup pour attraper Tsukichi par les bras et la secouer. ''Écoute tes paroles Tsukichi ! Ce ne sont pas des mots d'indifférence ! C'est de l'hérésie !!
- Lâche moi Leiji.
- Tsukichi ! Madame Shimoto et le Père Abril font circuler l'information partout ! Tsukichi, nous sommes à deux doigts de te considérer comme une sorcière ! Une sorcière !
- Je t'ai dis de me lâcher Leiji.
- Si tu ne viens pas te défendre, tu...''
Un bruit résonna dans les airs pendant que Leiji reculait, la joue rouge. Tsukichi venait de lui attribuer une gifle que tout le village avait sûrement entendu. L'homme devint rouge de colère, s'apprêtant à riposter. Mais Tsukichi lui jeta un regard d'une rare violence, un regard qu'il n'avait jamais vu auparavant. Ce regard semblait pénétrer dans son âme, sondait le plus profond de son cœur, jusqu'au sang qui coulait dans ses veines. Sang qui s'emballa, devint froid, rapide... Leiji se calma presque aussitôt que ce regard avait finis de pénétrer son esprit. Il fit demi-tour, laissant là Tsukichi qui le regarda s'en aller, toujours muette. Elle savait parfaitement pourquoi il avait agit de la sorte. Mais elle ne voulait pas de ça. Elle n'en voulait pas à Leiji.

Trois ans plus tôt.

Leiji avait rejoint Tsukichi devant sa maison, juste avant qu'elle ne parte aux champs. Devant une partie des enfants du villages et des anciens, il s'était agenouillé face à elle pour lui demander sa main, lui avouer ses sentiments. Mais Tsukichi, devant une partie des enfants du village et des anciens, avait refusé. Elle s'était excusée et avait dit qu'elle préférait ne pas avoir de maris quand elle avait vu les horreurs de la guerre. Et elle avait reprit le chemin des champs. À l'époque déjà, elle avait commencé à être considérée comme une paria.

Leiji rejoignit l'église où officiait le Père Abril. Tout le village était là. Dans un grand fracas, il ouvrit les portes du bâtiment, de la maison de Dieu, interrompant les paroles de l'homme de foi. Surpris, celui-ci interrogea cette entrée aussi brutale qu'inattendue entre ces murs.
''Eh bien, qu'il y a-t-il mon enfant ?
- C'en est une !!
- Qui donc est quoi ?
- Tsukichi... C'est bien une sorcière !!!'' Les habitants furent choqués, échangèrent des propos. Le Père Abril appela au calme.
- Explique toi mon enfant.
- Elle a parlé d'hérésie ! Elle a renoncé à l'existence de Dieu, l'a contredis devant moi ! Et quand j'ai essayé de la ramener à la raison, elle m'a frappé ! Frappé ! Pour me jeter un sort par ses yeux. J'ai senti mon cœur s'emballer, mon sang ce glacer. Je crois... Je crois qu'elle a essayé de me tuer !
- Je le savais !'' Madame Shimoto se leva. ''Il y a un moins déjà, c'était bien elle que j'avais vu s'envoler pour réaliser un rituel sanglant dans notre village ! Elle avait sacrifié ce chien pour ses rituels païens !
- Et depuis plus de trois ans, elle n'a pas vieillit d'une once !'' S'insurgea un autre villageois.
- Elle doit avoir jeté un sort il y a trois ans également à Leiji, le forçant à tomber sous son charme !
- Il faut la brûler !'' Proclama Leiji.
- Oui !!!
- Au bûcher !'' Commença à nouveau l'accusateur. Rapidement, il fut reprit par toute l'église alors que des torches s'allumaient déjà. Le Père Abril observa la foule et demanda le calme en levant les bras. Un silence régna. Puis il parla.
''Mes enfants. J'ai entendu vos paroles et vos souhaits. Mais ne laissez pas votre colère vous aveugler. N'oublier pas qu'elle est un Pêché Capital. La Sorcière Tsukichi se doit d'avoir un jugement équitable.
- Elle essaiera sûrement de s'enfuir ! Elle doit déjà avoir sondé notre âme et connaître nos plans !
- Il faut aller la brûler maintenant !
- Suivez moi !!!''
Proclama Leiji, prenant la tête de la troupe de villageois déchaînés. L'église se vida, laissant seul le Père Abril, qui sourit.

Seule dans sa résidence, Tsukichi se retrouva interrompue dans son thé par Alvaro, qui arriva en trombe dans son salon, non déchaussé. Sans le regarder, Tsukichi s'offusqua.
''Il faut se déchausser...
- Ils viennent vous brûler !!
- Me brûler ?
- J'ai tout entendu ! J'étais juste à côté de l'église ! Le village veux votre mort !!'' Tsukichi regarda Alvaro. Alors ils en étaient arrivé là. Elle soupira. ''Qu'ils viennent.
- Non ! Il faut vous enfuir ! Je ne laisserais pas à nouveau une victime innocente mourir sous prétexte d'une sanction divine.
- Ils ont peut-être raison.''
Alvaro dévisagea Tsukichi pendant qu'au dehors, les cris de haines et les flammes menaçantes des torches s'approchaient à grand pas. Il lui restait encore un peu de temps. Elle ne pouvait pas se cacher plus dans une telle situation.
''Escalation.''
Devant Alvaro, elle se transforma en Magi, dévoilant sa tenue et ses pouvoirs magiques. L'étranger observa ce spectacle surpris, apeuré, mais ni effrayer, ni terroriser. Quand elle termina sa transformation, Tsukichi continua ses explications.
''Je suis ce que l'on appel une Magi. Nous sommes... des jeunes filles que le destin choisit pour combattre les démons et les esprits qui hantent notre monde. Nous sommes en effet, des sorcières car notre existence doit rester secrète. Aux yeux des gens non-doués de magies, nous sommes un danger. Mais nous combattons depuis des siècles pour protéger pas seulement le Japon, mais le monde entier, des dangers qui le menace. Cette lutte est éternelle, car nous ne pouvons pas vieillir.'' Elle laissa à Alvaro le temps d'assimiler toute ces informations. ''Maintenant, si vous voulez les rejoindre et me faire brûler, allez-y. Mais sachez que lorsqu'une Magi dévoile son existence à un être humain, elle n'a que deux choix : le rendre amnésique, ou bien... Faire de lui son Vanguard.
- Un Vanguard ?
- Un Vanguard est un garde du corps pour une Magi. Il jure de la protéger quoi qu'il arrive et de la suivre jusqu'à sa mort, qui sera inévitable.''
Alvaro n'hésita pas une seconde. Il fit immédiatement demi-tour et fonça vers l'entrée. Tsukichi soupira, presque sur le point de pleurer. Mais il s'arrêta pour se retourner vers elle.
''Dans ce cas, je sais ce qu'il me reste à faire...
- Moi aussi.
- Vous protégez en tant que Vanguard.
- Hein ?''
Puis Alvaro sortit de la maison et la verrouilla totalement, empêchant Tsukichi de sortir. La Magi se précipita vers l'entrée.
''Alvaro !!!
- Adieu, Magi.
- Ne faites pas ça !''
Sourd, il courut vers la horde de villageois qui se présentait devant la maison de Tsukichi. Il tendit les bras.

''Trop tard. Elle s'est enfuit. Je l'ai aidé à s'enfuir.
- Alors, tu es complice de la sorcière ! Toi aussi tu es un hérétique !
- De toute façon, il n'allait jamais à l'église lui non plus !
- Attrapez le !''
Alvaro se laissa totalement plaquer à terre et attaché, pendant que dans sa maison, Tsukichi voyait impuissante ce qu'il se passait.

 

À SUIVRE

Publié dans Fiction, Projet

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