Soleil Froid - Préface

Publié le par Fanofshoujo

 

 

Preface

Les histoires ne sont que des mots

 

Les temps changent.

''On a longtemps appris aux gosses dans les bouquins d'histoires que la guerre, c'était mal. On a longtemps refusé de montrer aux nouvelles générations les horreurs de la guerre. Le travail de mémoire, bah ! C'est la seule chose qu'on l'on avait retenue des deux guerres mondiales qui montrèrent à quel point la folie humaine, le charisme d'un seul homme et le génie militaire pouvait entraîné le monde dans une spirale de massacre, de meurtres... On parlera encore longtemps des actes héroïques, des quelques résistants qui luttaient pour un monde libre. Plus jamais qu'ils disaient à l'époque. À peine l'homme est sortie d'une guerre qu'il en déclenchait une autre, la Guerre Froide hein ? Les deux plus grandes ''puissances'' se renvoyant la balle comme des gamins. Aujourd'hui, les gosses passent leurs temps dans leurs réalités virtuelles, vivent la guerre à travers les écrans. Les jeux vidéos sont le théâtre d'une nouvelle guerre, fictive, bien au delà de ce que des hommes peuvent subir sur le front. On en voit qui pleure, on en voit qui se disent bon, on en voit qui explose des écrans à cause d'une défaite... On en verrait aucun réagir comme ça dans le théâtre de guerre, là où tous se passe réellement. Là où ils sont tous et où ils n'ont en fait pas envie d'aller. Et au final, on en arrive à penser que la guerre, après tout... c'est qu'un jeu de gamin.''

Une province de France, dans l'année 2014. Le monde est enfin parvenue à maintenir une paix stable dans tous les théâtres de guerre de la planète. Après d'ardentes négociations, la Corée du Nord a acceptée de démilitariser ses frontières et la Chine de lancer un programme de désarmement de ses troupes qui auraient trop à voir avec le gouvernement Nord-Coréen. L'ONU se félicite d'avoir arrêter la guerre en Irak et les État-Unis ne sont pas sans reste. Le discours du premier président noir américain avait donné à toute la planète entière un espoir d'une paix enfin durable. D'une paix mondiale.

Dans cette province, les papas militaires en mission aux quatre coins de la planète avaient enfin une raison de rentrer chez eux. Tout allait pour le mieux.

Jusqu'au jour où évidemment, tout a mal tourner.

Les attaques avaient été aussi brutale qu'imprévues. Ce groupe d'adolescent qui se retrouvait par hasard dehors n'avait rien vus venir. Ils étaient de sortie, ils allaient se faire un cinéma lorsque l'alarme retentit soudainement. L'une des filles du groupe se mit alors à regarder le ciel, accompagnée de ses camarades.

''Y'a un incendie ?'' Demanda-t-elle.

- Ou alors une zombie-apocalypse hein ?'' Plaisanta un autre.

- Non... ça c'est... ça c'est l'alarme de la caserne ! Ça c'est une attaque !

- Hein ?!''

Un sifflement rapide, puis des avions traversèrent le ciel à toute vitesse dans la direction où le soleil se couchait dans un vacarme assourdissant.

''C'était des Rafales ça !

- Quoi ?!

- Vite, faut pas rester là ! Faut bouger !''

Une nouvelle explosion retentit, et un autre avion traversa le ciel à toute allure. Le garçon qui avait remarqué le modèle de l'appareil se précipita vers sa voiture et sortit son téléphone portable.

''C'est des avions de chasses, ils doivent intercepter les autres avions avant qu'ils n'atteignent leurs objectifs.

- Mais on va pas être frappé nous...

- La sirène sonne et les Rafales sont passés juste au dessus ! Moi je veux pas prendre de risque !

- Et tu crois que sortir ton téléphone va régler ça ?!

- C'est pas pour appeler, pour l'heure il faut se mettre à l'abri ! Trouver une cave, n'importe quoi ! Les militaires vont sûrement venir évacuer les ci...''

Une gigantesque explosion retentit alors plus loin, tandis que dans le ciel, trois avions passèrent à une vitesse terrifiante. Au loin, de la fumée noire s'élevait haut dans l'azur alors que la sirène s'était soudainement arrêter.

''Ils ont eu la caserne !

- Comment ça la caserne !?

- Ils veulent sûrement couper notre système de défense ! Mais qui ferais ça ?

- Je sais pas, je sais juste repérer les modèles moi, il y a tellement d'avions en service dans le monde, ça peut être n'importe qui. Le plus important pour l'heure c'est de nous mettre à l'abri.

- Et nos familles ?!

- Les rejoindre maintenant serait trop dangereux ! Et il faut garder un maximum de réseau pour les militaires et les urgences. J'crois qu'il va falloir attendre pour les revoir.

- Attention !!!''

En levant la tête au ciel, ils aperçurent un des chasseurs Rafales se faire toucher à l'aile et venir s'écraser droit sur un bâtiment de la ville. Son pilote eut tout juste le temps de s'éjecter, son parachute marquant le ciel. L'avions, lui, vint exploser sur une résidence située quelques pâtés de maisons plus loin. Rapidement, des coups de feux commencèrent à raisonner dans les airs. Le groupe d'adolescent se dirigea vers le lieux où avait atterrit le parachutiste, persuadé de pouvoir trouver de l'aide auprès d'un des seuls militaires qu'ils savaient sûr.

C'était un officier de l'armée de l'air française. L'homme avait atterrit dans le jardin d'un retraité, qui avait également ouvert immédiatement ses portes aux jeunes gens. À l'extérieur, le bruit des avions combattants dans les airs commençait à se faire entendre alors que les moteurs des civil s'enfuyant en voiture résonnaient à tout va. Rapidement, on oubliait les véhicules et on essayait de s'enfuir à pied. L'espace aérien empêchait -heureusement- tout bombardement supplémentaire de la part des ennemis. L'un des garçons dans le groupe ne put s'empêcher de poser la question que tout le monde avait aux lèvres.

''Mais qui nous attaque à la fin !?'' Le pilote le dévisagea avant de jeter un coup d’œil à la fenêtre en direction des avions qui dansaient dans le ciel.

- On ne sait pas. Ce sont des avions américains, mais on entendait clairement une langue asiatique dans les radios.

- Attendez quoi ?! Des avions américains ?!? C'est pas eux les gardiens du monde libre ?!

- C'est peut être une faction rebelle, des plans volés, on ne sait pas !

- Vous êtes officier, vous en savez peut être plus que les simples soldats non ?!

- À terre !!!''

Un avions passa en rase-mottes au dessus de la maison, arrachant une partie de son toit alors que le pilote se tourna vers le retraité.

''Vous n'avez pas une cave ou un abri ?!

- Si, j'ai ma petite cave à vin, mais elle est pas bien grande, on...

- Ça ira ! Il faut mettre le maximum de monde à l'abri !

- On va devoir s'enfermer sous terre c'est ça ?!

- On a pas le choix ! Si vous voulez vous en tirer, il faut...

- Regardez !''

En jetant un coup d’œil à la fenêtre, le groupe observa qu'un enfant pleurait en plein milieu de la rue. À côté de lui gisait inanimé le corps d'une femme et d'un homme. La foule courrait dans tous les sens. Sûrement les malheureux parents avaient été écraser par la force de la foule. Et c'est le même sort qui attendait cet enfant si personne ne faisait rien. Le pilote arma son pistolet et se retourna vers le retraité.

''Mettez ces gosses à l'abri, vite ! Attendez mon retour, mais si je ne suis pas revenu et que vous sentez que ça va mal se passer, fermer à clé votre cave et éloignez-vous le plus possible de la porte ! Aller !''

Ouvrant l'entrée dans un grand fracas, l'adulte se lança à travers le jardin. Dans le ciel, certains avions parvenaient à se détacher de leurs marqueurs et à lancer une roquette au sol qui venait s'abattre et exploser sur un bâtiment important, comme l'école qui venait d'être détruite dans une détonation de l'enfer. On était un jeudi après-midi de période scolaire ce jour là... Un autre avion se retrouva touché par un chasseur français et traversa le ciel pour venir s'écraser brutalement à terre.

''Merde !!'' Pesta le pilote avant de foncer attraper le garçon par les bras. Celui-ci n'arrêtait pas de pleurer. L'homme se fraya à nouveau un chemin à travers la foule dans le sens retour.

''Aidez-moi !!!!''

Un homme venait d'hurlé ça. Il s'était retrouvé coincer sous les restes d'un arbre qui s'était abattu sur lui sous la violence du choc de l'avion qui avait arraché le toit de la maison tout à l'heure. Le pilote le dévisagea. Le tronc lui était tombé en plein sur le torse. La victime crachait du sang et semblait souffrir le martyr.

''Pitié.... ma femme....elle va bien ?'' Il divaguait totalement. Le pilote ferma les yeux. Il allait faire ça. À un civil. Mais, aux vues de la situation actuelle, cet homme allait souffrir des heures avant de mourir. Il leva son arme, déviant le plus possible le regard de l'enfant. Puis il pressa la détente. Une balle dans la tête. Il n'avait pas souffert.

L'homme reprit sa course. C'est là qu'il s'aperçut qu'un autre avion était parvenu à se détacher. L'appareil fonça en piqué dans sa direction, lançant une terrible mitraille sur la foule qui s'effondra comme on fauchait le blé. Par réflexe, il s'était jeté à terre. Mais en relevant la tête, il constata que la trajectoire de l'appareil était trop plate, il n'arriverait jamais à se relever ! Il....

La dernière chose qu'il entendit fut le cri d'horreur du retraité. Puis la maison explosa alors même que l'avion terminait sa trajectoire dedans. Des morceaux de verres se répandirent tout autour dans un enfer de feu et de métal. Ce qu'il restait de la maison prenait les flammes.

Le petit détachement de l'armée de terre mobilisait pour évacuer les civils était enfin arrivé. L'officier se présenta à eux avec l'enfant. Seulement deux des six camions prévus étaient parvenu jusqu'à l'objectif. On déplorait 17% des pertes dans des affrontements de rues, qui ne faisaient que progresser en mal. L'homme donna immédiatement l'enfant parmi les gens à évacuer. Un militaire lui donna une arme. Il fallait libérer la trajectoire jusqu'à la sortie de la fille. Ils avaient repérés des lances-roquettes.

Comment une telle force armée avait pu atteindre le pays et le frappait en si peu de temps ? Et le tout, avec un effet de surprise total. Personne ne le savait à ce moment. Les camions partirent, pendant que l'homme accompagnait d'autre soldats en avant du convoi. Mais la guerre se déroulait aussi dans le ciel. Un avions sortit de nul part traversa le ciel à une vitesse folle. Sa bombe vint frapper directement l'avant du convoi, faisant exploser le premier camion. Le pilote observa horrifié la scène. Alors que la voie était bouchée, les militaires se rassemblèrent autour du dernier camion, évacuant les civils à pieds. Déjà, les balles fusaient.

Déjà, la guerre commençait.

Publié dans Fictions

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